À 8 mois du scrutin : LAMUKA en rupture, FCC se déverse, Union sacrée affiche complet

En prélude des échéances électorales de 2023, en République Démocratique du Congo (RDC), les rixes de la division au sein des partis politiques continuent à battre leur plein. La plateforme politique de l’opposition dite Lamuka (se réveiller, ndlr) se sépare à couteaux tirés sur fond de bisbilles d'avec ses principales figures. Le Front Commun pour le Congo (FCC) dépossédé de ses caciques, partis rejoindre l’Union Sacrée de la Nation (USN) qui met les bouchées doubles pour la réélection de Félix Tshisekedi, dont la sortie officielle est prévue pour le 29 avril 2023.

Le présidium de l'USN affûte ses armes pour la réussite de leur première sortie officielle, prévue ce 29 avril 2023, au Stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa. Ce rendez-vous vient à la traîne de la cérémonie de présentation et signature de la charte de cette structure politique qui entend travailler pour la réélection de Félix Tshisekedi Tshilombo à la tête du pays pour un second mandat.

Des caciques au faiseur de rois ?

Ce présidium est composé de six noms : le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, le vice-Premier ministre, ministre à la Défense nationale, Jean-Pierre Bemba ; le vice-Premier, ministre de l’Economie nationale, Vital Kamerhe ; le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia ; le président du Sénat, Modeste Bahati et du Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya.

À en croire Tryphon Kin Kiey Mulumba, président du Parti pour l'Action, avec des personnalités que regorge l’USN, Félix Tshisekedi est assuré d'avoir un deuxième mandat.

« A l’Est, il y a Kamerhe, Bahati, Mbusa, Paluku, Bazaiba, du gros (85%); à l’Ouest c’est l’Equateur seul (Bemba, Loando, Busa, Lihau, Élysé Bokumwana Maposo, les Mobutu, du gros 90%). Puis le centre Kasaï (99,9%). Le candidat de l’Union Sacrée est élu Président… », avait t-il expliqué lors de la cérémonie de la signature de cette charte USN.

FCC vivote, Lamuka en fissure

Pendant que l’USN multiplie des stratégies pour conserver le pouvoir, les deux personnalités qui tenaient encore LAMUKA sont à couteaux tirés. L’ancien Premier ministre, Adolphe Muzito et Martin Fayulu n’émettent plus sur la même longueur d’onde quant à la gestion de la présidence tournante de cette plateforme. Une fissure qui ne semble pas prête à se jeter aux oubliettes.

De l’autre côté, la famille politique de l’ex-président Joseph Kabila va devoir clarifier l’état des forces en présence. Car face au bouleversement de l’échiquier politique, difficile d’apprécier le poids réel de l’ancien président. Plusieurs de ses caciques ont traversé du coté de l’Union Sacrée de la Nation. Parmi ceux qui sont restés fidèles à Joseph Kabila, on peut citer, entre autres, Emmanuel Ramazani Shadary, Néhémie Mwilanya, Marie-Ange Mushobekwa, etc.

L’opposition s'achemine-t-elle vers une candidature commune ?

Quatre leaders de l’opposition congolaise et candidats déclarés à la présidentielle de décembre 2023 s’engagent à œuvrer ensemble pour l’aboutissement du processus électoral en cours dans le pays. Il s’agit de Matata Ponyo, Moise Katumbi, Delly Sesanga et Martin Fayulu. Ils ont fait cette déclaration le 13 avril 2023 à Lubumbashi, dans le sud du pays, où ils ont dénoncé plusieurs maux qui rongent le pays, les quatre leaders projettent déjà une première manifestation commune le 13 mai prochain à Kinshasa pour exiger un processus électoral transparent et équitable.

Ces différents leaders de la coalition de l’opposition parviendront-ils à trouver une position commune ?

Wait and see !

Silas MUNGINDA

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