Arrestation de Salomon SK Della : monotonie dans le rythme du tam-tam

Alors que l'élection présidentielle du 20 décembre se rapproche, le climat est de plus en plus pesant en RDC. Arrestations des opposants montent d'un cran. Dommage, les mêmes scènes décriées tambour battant par le passé désormais au goût du jour.  

Le cas récent, c'est ce tableau vu, encore une fois de plus, affligeant par d'aucuns. Alors qu’il voulait voyager, il en a été empêché et puis, interpellé hier, à l’aéroport international de N’djili. Salomon SK Della, Conseiller spécial de Moïse Katumbi, est tombé dans les filets des services de l’Etat major des renseignements militaires. Une problématique s'aligne alors : qu’a-t-il fait exactement ? 

On le saura coûte que coûte, sans nul doute, en dépit de l'obscurité du tableau. Plusieurs détails seront donnés mais aux dernières nouvelles, les bourreaux parlent de port illégal d’armes.

Dérive dictatorial ?

C’est peut-être l’image du moment : Salomon Kalonda brutalement interpellé, brutalisé et pris à la colle avant d'être embarqué dans un véhicule de couleur blanche. Une scène qui arrive dans un contexte où le pays entend mettre en musique sa vocation d’être un État de droit, un État où règne le respect des droits des citoyens.

Tout en reconnaissant le plein droit aux instances judiciaires d’interpeller tout compatriote, peu importe son rang, grade ou qualité, il faut, cependant, reconnaitre que la procédure est un élément important dont on se doit de tenir compte à tout prix au risque de marcher sur les principes sacrosaints de la démocratie. Car, en cas d'indices de culpabilité, salomon pouvait être, en principe, interpellé à partir de chez lui pendant qu’il était encore à Kinshasa, renseigne un juriste.

Que des tâche sur la chemise blanche !

Après des années dans l'ombre de son père, porteur du combat d'instauration de l'État de droit, visiblement, les rangs de Félix Tshisekedi n'enregistrent que des défections.

Ainsi, Les opposants ne devraient donc pas se sentir glacés sous le mandat du Président Tshisekedi, héritier du combat d'Étienne Tshisekedi, le sphinx de Limete. Une évaluation sévère se pointer alors à l'horizon sur le terrain démocratique au regard de la longue lutte menée par son père biologique et politique. On s'interrogera alors sur l' image de Félix Tshisekedi dans ce cas, qui reste, tout de même, en jeu dans le cadre des enjeux de prochaines joutes électorales.

CM

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