Élections 2023 : Fayulu aux allures du déjà vu !

On se souviendra de la résistance et la persistance de Martin Fayulu et le clan Lamuka contre la machine à voter en 2018. Une instance qui frôler les boycotte jusqu’à la dernière minute où une instruction spéciale a été donnée aux militants de se rendre aux urnes, malgré tout. La suite on la connaît : il se réclame jusqu’à présent, vainqueur d’une élection avec la machine “à tricher”. On prend les mêmes et on recommence.

L’histoire semble être tout autre cette fois. Mais la réaction est la même. Nous sommes à six mois des élections et à quelques 5 jours de l’ouverture des bureaux de réception des candidatures aux élections ; le moment propice pour Fayulu et son parti politique de poser des conditions sous menace de ne pas y’a aller. Le boycotte est en téléchargement mais le principal concerné nie.

Quand la réclamation est dans le sens d’un nouvel audit du fichier électoral par un cabinet extérieur compétent en la matière, cela semble ne pas avoir d’issue favorable tant la CENI n’y reviendra certainement pas. Comme en 2018, Fayulu met la pression pour des élections transparentes, impartiales, inclusives et apaisées, conformément à la Constitution de la République. Mais hélas !

La bisbille a débuté 

On est bien parti pour un nouveau feuilleton. Reste à savoir jusqu’où iront les protestataires. Fayulu, devenu poids lourd dans la politique depuis qu’il a été désigné candidat commun de l’opposition pour les élections de 2018, se permet plein de choses maintenant. Sa déclaration de ce lundi 19 juin ne concerne que son parti politique, les autres membres de Lamuka n’ont pas approuvé.

La réaction ne s’est même pas faite attendre, du côté de Moïse Katumbi. Par la voix d’Olivier Kamitatu, la position d’ensemble pour la République est antagonique. Ils iront aux élections et ne laisseront pas la place aux “tricheurs”. Fayulu voit-il plus loin ? Certainement, dans la mesure où tout porte à croire que le pouvoir en place sera confortablement reconduit au volant de la voiture du pays.

Pendant ce temps, un meeting des 4 leaders de l’opposition : Fayulu, Matata, Katumbi et Sesanga, est prévu ce samedi 24 juin au terrain de Sainte Thérèse, dans la commune de N’djili à Kinshasa. Avec ce malentendu, ce divergence de point de vue, on est bien parti pour un fiasco, une non tenue ; un épisode théâtral, comme on en a pris l’habitude, dans la politique congolaise. 

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