IXes Jeux de la francophonie et tourisme : Kinshasa face à cet incontournable duo

Environ 5 000 athlètes, plus de 500 journalistes outre spectateurs et les milliers de téléspectateurs. Tels sont les chiffres estimés pour les IXèmes jeux de la francophonie Kinshasa 2023. À un peu plus de 85 jours du coup d'envoi, c'est ce tableau à savoir : Kinshasa, touristiquement parlant, est prête à s'ouvrir à l'international lors de ces neuvièmes jeux ?

Car, les événements d'un tel engouement ne se regardent plus seulement à la télévision : ils déplacent les foules qui, durant quelques heures, jours ou encore semaines, viennent admirer le spectacle, rêver aux exploits des participants, supporter leurs équipes préférées et acheter différents souvenirs de la compétition, de la ville ou de la région. Certains en profitent même pour étendre leur séjour. Et c’est cela qui se joue dans le tourisme : il n’est plus question de spectacle, mais plutôt de séjours touristiques de courtes durées durant lesquels les spectateurs deviennent des touristes.

Au regard de cette évidence, la RDC ne devrait donc nullement être surprise, d'enregistrer une hausse importante de sa fréquentation touristique pour cette manifestation. Alors que c'est réel :  le pays peine à attirer les visiteurs. À cause de ses conflits internes, mais aussi par manque d’équipements. Bien décidées à faire du tourisme un pilier de l’économie, au même titre que les mines ou l’agriculture, les autorités congolaises veulent profiter de ces jeux, afin de booster le secteur.

Kinshasa: hébergement de multiples attractions touristiques à capitaliser !

Certains, bien que vieux d'une cinquantaine d'années, à côté d'autres qui ne cessent d'éclore, la ville de Kinshasa, entre patrimoine construit, richesses naturelles et legs culturels, a de quoi offrir à des profils divers de visiteurs et touristes.

Jardins zoologiques et botaniques sont à compter, parmis les vielles infrastructures touristiques, nécessitant une meilleure viabilisation pour la promotion de la faune et de la flore dans la capitale congolaise. De pire, cette situation semble ne pas laisser indifférent l'aéroport international de Ndjili, toute première séquence de l'image de la ville, entendant accueillir plus de 30 délégations du monde francophone.

Au manque d'entretien s'ajoute l'indisponibilité de radar pour la surveillance de trafic, ainsi que la tracasserie. De nombreux services s’y bousculent mettant ainsi passagers et bagages dans une situation de perpétuelle insécurité. Des disparitions des bagages y sont monnaie courante. Conséquence, certaines entreprises ont résolu de délocaliser des aéroports, le chek-in des bagages. 

Toutefois, la capitale congolaise regorge des plages le long du fleuve, forêts, randonnées pédestres, balades fluviales susceptibles de capter l'attention des spectateurs.

Le site "Lola ya bonobo" est également à dénombrer, « le paradis des bonobos », littéralement en français, est créé dans le but de recueillir et de sauver des bébés bonobos victimes du braconnage, et, à terme, de les réintroduire dans une réserve naturelle. A noter que le Bonobo est une espèce endémique de la RDC, une raison de plus de s’y rendre.

Quid des lieux d'hébergement et d'accueil des jeux ?

Hébergement des athlètes et accompagnateurs, semble ne poser aucun problème. Plusieurs établissements cinq étoiles ont ouvert leurs portes dans la capitale, sur un marché autrefois dominé par le Grand Hôtel, aujourd’hui Pullman, et l’hôte Memling ou encore le Fleuve Congo hôtel. L’ouverture de plusieurs adresses de qualité, à Kinshasa comme sur toute l'étendue du territoire, a permis de diversifier l’offre en même temps que de réduire les coûts de séjour.  

Quelques Homes de l'université de Kinshasa, faut-il rappeler, ont été aussi choisi comme lieux d'hébergement des athlètes. En cours de réhabilitation, ces sites demeurent toujours dans le stade des promesses, avant sa remise. Au total, 1 950 chambres sont déjà disponibles alors que 4 000 athlètes sont attendus dans cet espace universitaire.

Les travaux sur les autres sites retenus pour les IXes jeux de la Francophonie à Kinshasa sont à environ 80% d’exécution. C’est ce qui ressort de l’inspection que le Président de la République, Félix Tshisekedi a effectuée samedi 8 avril dans les différents sites pour s’imprégner de leur niveau d’avancement. 

Outre le stade Tata Raphaël, terrains municipaux, il s'agit notamment du stade des martyrs où le gymnase est constitué de deux terrains réservés aux compétitions, d'une capacité respectivement de 3 000 et de 2 000 places. Les travaux de cet ouvrage sont exécutés à 80%. Il ne reste plus que l'installation de la climatisation centrale.  

« D'ici fin mai au plus tard, tout pourrait être fait », a confié un des prestataires.

Alors que les sites culturels comme Académie de beaux-arts, centre Wallonie Bruxelles, institut français, tout comme le palais du peuple, échangeur de Limété, Musée national de la RDC retenus pour l'accueil des jeux, attendent quasiment déjà défendre l'image de la RDC.

Christian Musungayi

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