Jeux de la Francophonie en RDC : coup d’œil sur les enjeux diplomatiques !

On est plus à quelques jours près pour la tenue, à Kinshasa, des 9èmes jeux de la Francophonie. Plus de Trente ans après leur naissance, ces Jeux effectuent un cinquième passage en Afrique. Après Rabat-Casablanca en 1989, Antananarivo en 1997, Niamey en 2005 et Abidjan en 2017, c’est en effet au tour de Kinshasa d’accueillir du 28 juillet au 06 août cette grande manifestation sportive et culturelle qui réunit les jeunes francophones de 18 à 35 ans.

Une Occasion de peindre un tableau sur les impacts diplomatiques, en perspective, d'un tel événement pour le pays organisateur : la RDC, actuellement proie à divers maux.

Les jeux de la francophonie : une vitrine du pays en matière d'organisation

Au delà du renforcement de sa présence au sein de la francophonie, la RDC, souvent délaissée par les grandes activités, entend notamment profiter de cet événement pour faire la preuve de son savoir-faire en matière d'organisation. Ainsi, la réussite de ces jeux en terme de qualité d'infrastructures, et d'hospitalité, jouera éventuellement un rôle important dans la politique liée à la désignation des pays hôtes lors des évènements non seulement culturels, mais aussi dans plusieurs autres domaines. Le cas le plus récent, c'est celui de la côte d'ivoire. 

L'organisation des jeux de la francophonie, en 2017, ont permis vraisemblablement aux autorités ivoiriennes de faire en partie leur preuve aux yeux de la CAF dans l'organisation de la coupe d'Afrique des nations de football. 

Voulant être sur les rangs du CHAN, la RDC, en faisant mieux que le tour cycliste international, et le tournoi « TIFOCO », enverra probablement, un signal positif dans l'œil de la CAF. Ces événements, il faut le signaler, ont tout de même réussi à vendre positivement la diplomatie congolaise. L'exemple éloquent : l'organisation des 9èmes jeux a été attribuée à la RDC.

Enjeu diplomatique important dans le tourisme et l’économie

Ces jeux constituent un enjeu diplomatique important dans les secteurs de tourisme et de l’économie. Pour Ma-umba Mabiala, activiste honoraire au sein de l'organisation de la francophonie, la RDC devrait saisir l'opportunité, afin de booster sa politique du tourisme. Il invite par ailleurs, le ministre de tutelle à la mise en place des mécanismes pouvant attirer les touristes lors de cet événement en RDC.

Quand on fait un coup de projecteur sur les retombées d'autres pays hôtes des jeux de la francophonie, on se rend compte qu’organiser une messe à une partie des 84 pays liés à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) permettra le fleurissement de l'économie. 

Les pays, ayant déjà organisé cet événement, avaient bénéficié des retombées de la consommation générées par l’événement, de nouvelles opportunités d’emplois pour les jeunes, mais aussi d’infrastructures réhabilitées pour l’occasion, et qui pourront être ensuite utilisées par la population.

Attentes du public !

la Francophonie, ce n'est pas que la culture. C'est aussi la diversité, un ensemble de valeurs. La RDC assume d'entretenir les bonnes relations de la famille Francophone, d'allumer la flamme de la coopération, de partager des expériences pouvant permettre l'amélioration des choses au niveau local.

Les jeux laisseront, en outre, un « héritage populaire » ; les lieux de vie autour des sites choisis seront transformés et valorisés (création d’emplois à proximité des enceintes, d’activités socio-éducatives liées au sport).

Christian Musungayi

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