Marche de l’opposition : On prend les mêmes… pratiques, et on recommence !

La capitale de la RDC, Kinshasa, a été le berceau des manifestations politiques de l'opposition et du pouvoir, ce samedi 20 mai. La police nationale congolaise a fait preuve de sa force d’armes face aux militants de l'opposition au lieu de les  accompagner et les encadrer par les itinéraires donnés par l'hôtel de Ville. Le bras de fer a été lancé sur le choix du chemin à suivre car les leaders de l’opposition avaient choisi un autre itinéraire qu’il s’obstinaient à respecter.

Dès la matinée, plusieurs militaires et policiers ont inondé les artères choisies par les opposants pour leur manifestation, tandis que cet arsenal de la police ne parviens même pas à mettre fin au phénomène Kuluna, il a réussi tout de même à réprimer la marche de l'opposition. Salongo, Livulu et bien d’autres quartiers périphériques ont été barricadés par la présence des policiers pour pas que les partisans de l’opposition se réunissent.

La police et les manifestants dans la tragédie

La police a usé de gaz lacrymogènes et procédé à plusieurs interpellations à Kinshasa, sur l'axe Kianza et sur l'avenue de l'université où Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Matata Ponyo, Delly Sesanga, se sont réunis avec quelques militants.

« C’est de l’entrave à la marche, une liberté pourtant consacrée dans la constitution. Nous sommes en plein dans l’agitation. C’est de la répression », a déploré Delly Sesanga.

C'est l'image de cette journée où la police congolaise a démontré sa force extrême contre une population sans défense avec comme point d’orgue, un enfant brutalement interpellé, traîné au sol, roué de coups et embarqué de force dans un fourgon de la politique congolaise. Cet acte rappelle brillamment une époque que tout le monde a qualifié de “triste” et que personne ne voulait revoir.

Un autre rendez-vous 

Le quatuor de l'opposition a quitté le terrain pour regagner le domicile sous les tirs, les coups de feu que la police congolaise a produit au millieu des militants. 

La colère ne s'apaise pas toujours du côté des opposants, ils ont annoncé un sit-in devant le siège national de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour dénoncer les élections chaotiques et l'insécurité au pays, jeudi 25 mai prochain.

Carly Vangu

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