RDC : A 6 mois des élections, le PPRD toujours dans des discours peu fructueux 

Les élections générales en RDC se profilent à l’horizon de décembre de l'année en cours. Alors que les partis politiques se préparent à affronter ce match démocratique, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) hier au pouvoir, aujourd'hui dans l'opposition, risque de rentrer bredouille. Pour cause, il semble que le parti et tous ses acolytes ne savent pas ce qu’il veulent.

Alors que la cheville ouvrière de la CENI dit à haute et intelligible voix que les élections auront bel et bien lieu dans le délai, dans la tanière de l'opposition, du PPRD particulièrement, on ne fait fait qu'exiger des élections démocratiques, libres, transparentes, en commençant par un bon audit du fichier électoral et un nouveau vote de la loi sur la répartition des sièges. La centrale électorale considère toutes ces exigences comme une gifle dans l'oreille de l'éléphant.

Difficile de subodorer ce que veut exactement l'opposition et les bisbilles en son sein avec le régime en place. A seulement 6 mois des élections, plusieurs questions se posent, s'agissant de l'opposition à laquelle il faut également compter l’Ecidé de Martin Fayulu, Envol de Delly Sessanga, Ensemble pour la république de Moïse Katumbi et Nouvel Élan d’Adolphe Muzito. Cette myriade fléchira-t-elle ou pas, y'aura-t-il ou pas élections. Le doute planera décidément, jusqu’à la dernière minute.

Ferdinand Kambere
Le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere, était, dans la matinée du vendredi 9 juin, l’invité de l'émission “Parlons élections” sur les antennes de Digital Congo, présenté par le journaliste Jonathan Bilari. L’adjoint d’Emmanuel Shadary a vidé son sac répondant aux questions concernant le FCC, également la perquisition observée dans des maisons de certains cadres de l'opposition.

« C'est la perquisition, chantage, intimidation, acharnement, dernièrement c'était le bureau de la fondation de Laura Muze désiré Kabila, hier c'était une impulsion illégale dans le bureau de Zoé non loin de DGDA. Tout rentre dans cette agitation que nous sentons dans le camp du pouvoir qui est aux abois. A la fin du mandat, il n'a pas de justification à faire, il organise les élections seul sans associer l'opposition et la société civile et il croit pouvoir rempiler s'il y a à avoir un deuxième mandat sans aucun effort, mais il sent qu'il y a une opposition qui ne boycotte pas, qui est plutôt exigeante. Continuons à exiger des élections démocratiques, libres et transparentes », répondait lors de ladite émission, Ferdinand Kambere.

Félix Tshisekedi, focus sur son deuxième mandat

Ce que l'opposition de l’UDPS a fait hier au régime de Joseph Kabila, le PPRD le récupère aujourd'hui pour continuer avec, mais cette fois-ci avec une vision un peu farfelue.

« Comment on peut se réjouir alors que tout le temps nous n'avons fait qu'alerter de toutes ces mauvaises décisions du gouvernement parce que c'est la population qui est en pâtis, on ne peut pas être fier de ça. Joseph Kabila, lorsqu'il quitte le pouvoir, toutes les zones étaient toujours calmes. Il a légué à Félix Tshisekedi un Congo qui, dans sa frontière, ne souffrait pas de la souveraineté », a dit Ferdinand Kambere.

La rédaction de Analytikinfo observe, avec un œil très vigilant, jusqu’où ira l’opposition.

Carly Vangu

Partager via

Laisser un commentaire