RDC : ni tribal ni auteur de la pénurie de maïs, Dieudonné Bolengetenge dénonce une campagne diabolique contre Katumbi

C’est avec un sentiment de désolation que le Secrétaire Général du parti “Ensemble pour la République”, Dieudonné Bolengetenge, a réagi aux accusations portées contre Moïse Katumbi, samedi dernier, au siège du parti, à quelques encablures de la station Macampagne, à Kinshasa. Face à la presse, il a dénoncé avec la dernière énergie ce qu’il voit sauter aux yeux comme une espèce de campagne de diabolisation contre l’ex-Gouverneur de l’ancienne province du Katanga au sujet, par exemple, de la pénurie de maïs dans le Grand Katanga et dans le Grand Kasaï.

Il a affirmé que Katumbi est abusivement mêlé à cette crise qui serait, d’après ses fermes convictions, consécutive à l’incompétence du pouvoir en place. Dieudonné Boletenge a également évoqué les propos tenus par le SG de l’UDPS, Augustin Kabuya, qui accuse le chairman du TP Mazembe de combattre le Président Tshisekedi juste à cause de ses origines et non pas sur base de sa vision politique. Pour lui, Katumbi n’a jamais été tribal comme d’aucuns le pensent.

« Cette communication vise à attirer l’attention de l’opinion tant nationale qu’internationale sur une dérive dangereuse en RDC, orchestrée par les sbires du pouvoir de l’UDPS et leurs alliés, conscients de leur bilan nul dans la gestion de notre pays, cherchant à conserver leur pouvoir et la sympathie du peuple congolais en virevoltant béatement sur l’obsession Katumbi », a-t-il lancé.

Revenant sur l’accusation de la main noire de Katumbi dans le dossier pénurie de maïs, le Secrétaire Général d’Ensemble pour la République accuse les partisans du pouvoir et même certains membres du gouvernement central qui, selon lui, n’ont trouvé mieux que de noyer leur imprévoyance, voire leur incompétence à Moïse Katumbi,  prochain candidat président de la République en décembre 2023.

De même de la non-homologation des stades de martyrs et Kibassa Maliba par la CAF, il trouve insensé d’accuser Moïse Katumbi d’avoir manipulé l’instance faitière du football africain, alors que ces œuvres font preuve des paramètres non à la hauteur des normes requises pour accueillir les compétitions internationales. Il s’agit, entre autres, de zones des médias, des installations sanitaires et médicales nonadéquates.

« Voilà que les langues se délient pour appeler à une solution miracle : proclamer la peur nationale devant le Rwanda et chercher des aides ; tout  en soulignant que le blocage ne pourrait venir que par Moïse Katumbi qui n’aurait pas condamné le Rwanda. Pourtant, Moïse katumbi a condamné l’agression. Il l’a fait sur le plateau de télévision à Paris et dans une déclaration publiée à Lubumbashi », a-t-il indiqué.

Katumbi tribaliste, fausse accusation !

Avec ardeur, le SG de ce parti répond formellement aux malentendus, selon lesquels, Moïsé Katumbi avait souvent fait preuve des actions tribales dans sa philosophie tant personnelle que de la gestion de son parti. Allusion faite aux propos du secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya qui pour Monsieur Dieudonné Bolengetenge, il ne voit que l’ombre de Katumbi à travers les élus de l’ensemble pour la République  qui dénoncent les excès tribalistes du pouvoir qui devrait, selon lui, diriger la République dans l’intérêt de tous.

En se référant d’une disposition constitutionnelle inscrite dans l’article 101 stipulant que le député national représente la nation et n’a pas de mandat impératif, il estime que les opinions des élus du peuple non investis de charges de porte-paroles de leur formation politique concernent le peuple dont ils sont les représentants.

Pour Dieudonné Bolengetenge, puisque M. Augustin Kabuya cherche un tribaliste comme bouc émissaire, il ferait peut-être mieux de passer devant un miroir et se remémorer qui sont les dirigeants de son parti ; il en trouvera certainement un de vrai.

Cependant, il brandit la composition structurale d’Ensemble pour la République faite des personnels venus de diverses ethnies, et aussi les différentes réalisations de Moïse Katumbi presque sur toute l’étendue du territoire, même dans l’espace Kasaï.

« Que dire du combat contre le 3e faux penalty de Joseph Kabila, un katangais comme lui ? », s’est-il interrogé.

CM

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